SERMON : Le Père Céleste te protège – 4e partie

Le texte du sermon : Daniel surpassait les chefs et les satrapes, parce qu’il y avait en lui un esprit supérieur ; et le roi pensait à l’établir sur tout le royaume. Alors les chefs et les satrapes cherchèrent une occasion d’accuser Daniel en ce qui concernait les affaires du royaume. Mais ils ne purent trouver aucune occasion, ni aucune chose à reprendre, parce qu’il était fidèle, et qu’on n’apercevait chez lui ni faute, ni rien de mauvais. Et ces hommes dirent : Nous ne trouverons aucune occasion contre ce Daniel, à moins que nous n’en trouvions une dans la loi de son Dieu. (Daniel 6 : 3-5)

Chère paroisse !

Le Père Céleste te protège – 4e partie

Dans le dernier sermon, nous avons entendu comment Israël a été emmené en captivité par les Babyloniens pendant 70 ans conformément au jugement de Dieu.

Une petite partie du peuple est restée dans le pays. Dieu leur a fait prêcher par le prophète Jérémie. Le prophète Daniel a agi à Babel.

à Babel le roi Nabuchodonosor a choisi des jeunes hommes bien formés et intelligents pour qu’ils vivent dans le palais afin d’être éduqués et servir en tant que fonctionnaires de l’État.

En ce temps-là, le roi Nabuchodonosor a fait ériger une statue en or, symbole de sa puissance, devant laquelle tout le monde allait devoir s’agenouiller et l’adorer. La désobéissance était punie de mort dans la fournaise ardente.

Le monde des incroyants demande à toute époque d’adorer ses idoles. Ceux qui refusent de le faire doivent compter avec des inconvénients, dans le pire des cas avec des châtiments et des asservissements, voire la persécution et la mort.

Les pieux compagnons de Daniel n’ont pas renié Dieu le Seigneur. Ils ne se sont pas prosternés et ont été jetés dans la fournaise ardente.

Dieu a envoyé son ange à leur côté pour les préserver. Le roi a été submergé par la puissance de Dieu et – c’était un grand miracle – a loué le Seigneur ; il a donné pour ordre que quiconque blasphémerait ce Dieu sera sévèrement puni.

Ensuite, le roi fut de nouveau submergé par son orgueil. Il se considéra comme le créateur de tout secours et de tout pouvoir, de tout apparat et de toute richesse. Dieu l’a jeté à terre : il a été chassé par son peuple – comme Dieu l’en avait menacé : « on va t’enlever le royaume. On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît. » (Dan ; 4, 31 et suiv.)

Même s’il paraît parfois que Dieu se laisse blasphémer et que les péchés humains restent impunis : « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. » (Gal. 6,7).

C’était un grand châtiment de Dieu contre Nabuchodonosor. Dieu ne peut pas accepter qu’un faible mortel s’attribue à lui-même, à ses propres forces, à son intelligence, ce qu’il a précédemment reçu de Dieu et qu’il s’adjuge gloire et honneur en se prenant pour Dieu et Seigneur et prétend avoir tout entre ses mains.

L’homme ne crée pas toujours une idole en bois et en pierre pour se prosterner devant elle, mais il se fait lui-même idole et se laisse glorifier et honorer.

Dieu dit (et cela doit être compris par les personnes ambitieuses) : « Je suis l’Éternel, c’est là mon nom ;et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mon honneur aux idoles. » (Ésaïe 42, 8).

De nos jours aussi, Dieu ne se laisse pas prendre son honneur. Surtout quand de nos jours beaucoup se vantent et – bien qu’ils veulent être considérés comme « chrétiens » – ne disent pas le moindre mot montrant que Dieu peut nous aider, nous et notre peuple, par sa grâce, que c’est lui qui préserve, atténue les détresses et écarte les dangers ; aujourd’hui aussi s’applique « puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous… » (Rom. 1, 21 et suiv.)

Que le Seigneur Dieu donne à notre peuple une vraie repentance afin qu’il n’ait pas à nous humilier comme il a dû humilier les empires et les états avant notre temps et finalement les renverser, car « Il a renversé les puissants de leurs trônes, et il a élevé les humbles. » (Luc 1, 52).

Si l’homme dépasse les barrières que Dieu lui a tracées, cela se paie en ce que l’homme perd alors son honneur et sa dignité humaine et s’avilit en animal. (Stöckhardt BG AT, page 355).

Le châtiment de Dieu a poussé Nabuchodonosor à se repentir : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. » (Jacques 4, 6).

Nabuchodonosor, roi, à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre. Que la paix vous soit donnée avec abondance ! Il m’a semblé bon de faire connaître les signes et les prodiges que le Dieu suprême a opérés à mon égard. Que ses signes sont grands ! que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération. (Dan. 4, 1-3).

Alors Nabuchodonosor, le roi de Babylone, est revenu dans la grâce de Dieu, a reçu à nouveau sa forme humaine et son honneur royal, même une gloire encore plus grande qu’auparavant.

C’est là, la dernière chose qu’on nous rapporte au sujet de Nabuchodonosor : Il a terminé son parcours terrestre dans la connaissance du Dieu vivant, dans la foi.

Ainsi notre Dieu tout-puissant, gracieux et miséricordieux, a fait de l’ancien protecteur devenu plus tard persécuteur, un frère dans la foi du prophète Daniel et de ses compagnons.

Ici, l’ancienne prophétie devient à nouveau réalité : « Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. L’Éternel étendra de Sion le sceptre de ta puissance :Domine au milieu de tes ennemis !Ton peuple est plein d’ardeur, quand tu rassembles ton armée ; Avec des ornements sacrés, du sein de l’aurore ta jeunesse vient à toi comme une rosée. » (Ps. 110, 1-3).

Quels miracles opère le Seigneur ! Les blasphémateurs et les moqueurs deviennent ceux qui louent Dieu ! Un cruel persécuteur devient un apôtre ! Et nous pécheurs, de peu de foi, sceptiques, nous venons à la paix avec LUI par notre Sauveur – et nous avons en LUI notre refuge, notre forteresse et notre demeure éternelle !

Comme notre Père céleste nous protège merveilleusement, nous et ses enfants !

Après la mort de Nabuchodonosor, est arrivé au pouvoir son fils Belschatsar. Il a méprisé tout ce que Dieu avait fait à son père.

Un jour il organisa une grande fête avec les grands de son empire, avec des femmes et des concubines. Ils ont pris pour couverts de table les objets sacrés que Nabuchodonosor avait autrefois volés dans le temple de Dieu à Jérusalem, et ils les ont utilisés pour manger et boire.

Le banquet fut soudainement interrompu : une inscription, écrite par une main humaine, apparut sur le mur : « Mene, mene tekel upharsin. »

Alors on a fait venir Daniel et le roi lui a promis de l’or et qu’il sera revêtu de pourpre s’il pouvait expliquer cette inscription. Et Daniel a pu expliquer ces paroles de Dieu (car elles étaient de Dieu) :

17Daniel répondit en présence du roi : Garde tes dons, et accorde à un autre tes présents ; je lirai néanmoins l’écriture au roi, et je lui en donnerai l’explication. 18O roi, le Dieu suprême avait donné à Nabuchodonosor, ton père, l’empire, la grandeur, la gloire et la magnificence; 19et à cause de la grandeur qu’il lui avait donnée, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues étaient dans la crainte et tremblaient devant lui. Le roi faisait mourir ceux qu’il voulait, et il laissait la vie à ceux qu’il voulait ; il élevait ceux qu’il voulait, et il abaissait ceux qu’il voulait.

20Mais lorsque son cœur s’éleva et que son esprit s’endurcit jusqu’à l’arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire ; 21il fut chassé du milieu des enfants des hommes, son cœur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les ânes sauvages ; on lui donna comme aux bœufs de l’herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu’à ce qu’il reconnût que le Dieu suprême domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît. 22Et toi, Belschatsar, son fils, tu n’as pas humilié ton cœur, quoique tu susses toutes ces choses. 23Tu t’es élevé contre le Seigneur des cieux ; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines ; tu as loué les dieux d’argent, d’or, d’airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n’entendent point, et qui ne savent rien, et tu n’as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies. 24C’est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture. 25Voici l’écriture qui a été tracée : Compté, compté, pesé, et divisé. 26Et voici l’explication de ces mots. Compté : Dieu a compté ton règne, et y a mis fin. 27Pesé : Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. 28Divisé : Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses. 29Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l’on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d’or, et on publia qu’il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.
30Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué. 31Et Darius, le Mède, s’empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans. (Dan. 5).

→ Dans les autres récits du prophète Daniel, nous voyons comment les enfants de Dieu ne sont jamais en sécurité dans ce monde, comment le diable les persécute et abuse des personnes pour atteindre son but !

L’histoire se répète comme elle se répète sans cesse aussi dans les temps modernes.

C’est que le diable est une misérable créature : il n’imagine rien de neuf. Le Dieu tout-puissant, quant à lui, connaît des millions de voies et de moyens pour protéger les personnes et les amener vers son salut ! Toujours est-il que la Parole de Dieu est certaine : « le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux. » (2 Pierre 2, 8).

L’empire babylonien a été renversé par les Mèdes et les Perses. Le roi des Mèdes, Darius et son général en chef, le persan Cyrus, ont conquis Babylone et ont alors régné sur les peuples d’Asie.

Daniel a gardé sa situation princière aussi sous la nouvelle domination.

Maintenant, on pourrait penser que si le gouvernement injuste est écarté, les choses iraient mieux pour les Israélites captifs et donc aussi pour Daniel, mais loin de là !

Daniel a dû endurer une épreuve similaire à celle de ses amis qui avaient été jetés dans la fournaise ardente à cause de leur foi et de leur confession sous Nabuchodonosor.

En effet les supérieurs, appelés « satrapes », les gouverneurs ou les conseillers d’une grande province étaient jaloux de Daniel. Ils ont poussé le roi Darius à émettre l’ordre suivant : Personne, dans l’espace de trente jours, n’est autorisé à adresser une demande ou une prière à quelque dieu ou à quelque homme – excepté à toi, ô roi. Quiconque enfreint ce commandement sera jeté dans la fosse aux lions.

10Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem ; et trois fois le jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant. 11Alors ces hommes entrèrent tumultueusement, et ils trouvèrent Daniel qui priait et invoquait son Dieu…

13Ils prirent de nouveau la parole et dirent au roi : Daniel, l’un des captifs de Juda, n’a tenu aucun compte de toi, ô roi, ni de la défense que tu as écrite, et il fait sa prière trois fois le jour. 14Le roi fut très affligé quand il entendit cela ; il prit à cœur de délivrer Daniel, et jusqu’au coucher du soleil il s’efforça de le sauver. 15Mais ces hommes insistèrent auprès du roi, et lui dirent : Sache, ô roi, que la loi des Mèdes et des Perses exige que toute défense ou tout décret confirmé par le roi soit irrévocable. 16Alors le roi donna l’ordre qu’on amenât Daniel, et qu’on le jetât dans la fosse aux lions. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Puisse ton Dieu, que tu sers avec persévérance, te délivrer ! (Dan. 6).

On pourrait poser de nombreuses questions, par exemple: Daniel n’aurait-il pas pu être un peu plus prudent ?N’aurait-il pas pu tirer les rideaux pour que personne ne le surprenne ?

Mais cela aurait été comme un reniement pour sa conscience s’il avait changé sa manière habituelle d’invoquer Dieu comme il faisait depuis de nombreuses années.

Oui, d’autres auraient pu penser que Daniel s’était plié à l’exigence diabolique.

Daniel apparaît ici comme un exemple d’une personne ayant une vraie crainte de Dieu, un homme plein de confiance en son Dieu et Seigneur !

Nous ne devons pas craindre la colère du monde et aucune loi ; aucune menace de la part des humains ne doit nous dissuader du véritable culte à Dieu – si le but est de nous faire renier notre foi.

Dans les proverbes de Salomon nous lisons : « La crainte des hommes tend un piège, mais celui qui se confie en l’Éternel est protégé. » (Prov. 29, 25).

Qu’est-il arrivé à Daniel ?

18Le roi se rendit ensuite dans son palais ; il passa la nuit à jeun, il ne fit point venir de concubine auprès de lui, et il ne put se livrer au sommeil. 19Le roi se leva au point du jour, avec l’aurore, et il alla précipitamment à la fosse aux lions. 20En s’approchant de la fosse, il appela Daniel d’une voix triste. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers avec persévérance, a-t-il pu te délivrer des lions ? 21Et Daniel dit au roi : Roi, vis éternellement ? 22Mon Dieu a envoyé son ange et fermé la gueule des lions, qui ne m’ont fait aucun mal, parce que j’ai été trouvé innocent devant lui ; et devant toi non plus, ô roi, je n’ai rien fait de mauvais. 23Alors le roi fut très joyeux, et il ordonna qu’on fît sortir Daniel de la fosse. Daniel fut retiré de la fosse, et on ne trouva sur lui aucune blessure, parce qu’il avait eu confiance en son Dieu. (Dan. 6).

400 ans avant Daniel, le roi David a écrit la Parole de Dieu : « Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, et il le sauve de toutes ses détresses. L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger. » (Ps. 34, 6. 7).

Voyez, les saints anges, les esprits de Dieu, les « puissants en force » (Ps. 103: 20) : « Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ? » (Hébr. 1, 14).

24Le roi ordonna que ces hommes qui avaient accusé Daniel fussent amenés et jetés dans la fosse aux lions, eux, leurs enfants et leurs femmes ; et avant qu’ils fussent parvenus au fond de la fosse, les lions les saisirent et brisèrent tous leurs os. (Dan. 6).

Au Psaume, il est écrit : « L’Éternel a établi son trône dans les cieux, et son règne domine sur toutes choses. » (Ps. 103, 19).

C’est notre Dieu et SEIGNEUR, qui nous a créés et qui nous appelle à Lui en son Fils Jésus-Christ, qui nous libère par pure grâce de la culpabilité et de l’inimitié héritées, qui nous pardonne quotidiennement nos péchés et nous garde avec lui dans la foi par son Saint-Esprit !

Nous adorons le même Dieu que Daniel !

Nous croyons au même Sauveur que lui ! Daniel a prêché à Babel de LUI et de sa grâce : « Ce n’est pas à cause de notre justice que nous te présentons nos supplications, c’est à cause de tes grandes compassions. » (Dan. 9, 18).

Dans le Nouveau Testament nous avons la même foi : « Jésus-Christ a été fait par Dieu, pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption. » (1 Cor. 1, 30).

Et Daniel a également prêché sur les derniers jours que nous vivons et sur la résurrection des morts : « Ce sera une époque de détresse, telle qu’il n’y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu’à cette époque. En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés. Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle. Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité. » (Dan. 12, 1 – 3).

Voyez, Daniel devait annoncer le jugement de Dieu avant le jour dernier – en particulier que les bienheureux écoutent la Parole de Dieu et la suivent : « Beaucoup seront purifiés, blanchis et épurés ; les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence comprendront. » (Dan. 12, 10). Amen.

Pasteur Martin Blechschmidt, Runkel-Steeden, Allemagne/ Traduction : Louis Cron, Obernai, France