SERMON : Notre Père céleste te protège ! 3e partie.

Le texte du sermon : Or, il y a des Juifs à qui tu as remis l’intendance de la province de Babylone, Schadrac, Méschac et Abed-Nego, hommes qui ne tiennent aucun compte de toi, ô roi; ils ne servent pas tes dieux, et ils n’adorent point la statue d’or que tu as élevée. (Daniel 3 : 12)

Chère paroisse, au nom du Seigneur Jésus-Christ !

Notre Père céleste te protège ! 3e partie.

Dans l’Ancien Testament, les 2 livres des Rois et les 2 livres des Chroniques racontent l’histoire du peuple de Dieu jusqu’à la captivité babylonienne.

Ces 70 ans loin de leur patrie sous la dictature idolâtre des rois babyloniens étaient une punition de Dieu pour la désobéissance et l’incroyance d’Israël.

Dans sa grâce, Dieu ne leur avait pas retiré sa parole : le prophète Jérémie prêchait la parole du Seigneur à ceux qui étaient restés au pays, et le prophète Ézéchiel à ceux qui étaient prisonniers à Babylone.

Les deux prophètes ont travaillé, comme dit Jésus, pour que le Saint-Esprit ouvre les yeux pour que l’on reconnaisse son péché. (Jean 16, 8).

Et ils ont réconforté le petit groupe de croyants avec la consolation du Seigneur – à savoir un avenir meilleur à la venue du Sauveur.

Le pieux Daniel a également reçu l’instruction et la Parole de Dieu. Il a prêché de grandes révélations au peuple en exil à Babylone.

Lorsque le roi Nabuchodonosor a assiégé et pris Jérusalem, il a également emporté des objets sacrés de la maison de Dieu pour les apporter au trésor de son idole.

Lorsque Nabuchodonosor a emmené les premiers juifs captifs à Babylone (c’était en 606 avant J.C.), il a également emmené avec lui un certain nombre de jeunes hommes juifs intelligents de la famille royale

Parmi eux, il en choisit quelques-uns qui étaient particulièrement beaux et intelligents et les plaça sous la garde d’Aschpenaz, chef de ses eunuques.

Le roi voulait : « de jeunes garçons sans défaut corporel, beaux de figure, doués de sagesse, d’intelligence et d’instruction, capables de servir dans le palais du roi, et à qui l’on enseignerait les lettres et la langue des Chaldéens. » (Dan. 1, 4). Ils devaient être instruits à la cour pendant trois ans. Ils recevaient la nourriture et le vin du roi.

« Daniel résolut de ne pas se souiller par les mets du roi et par le vin dont le roi buvait, et il pria le chef des eunuques de ne pas l’obliger à se souiller. Dieu fit trouver à Daniel faveur et grâce devant le chef des eunuques. » (Dan. 1, 8. 9)..

L’eunuque craignait de risquer sa vie si des aliments différents endommageaient la beauté des jeunes hommes. Mais finalement, Daniel et ses camarades ont été autorisés à manger des légumes et à boire de l’eau selon leur souhait.

Daniel et les autres se trouvaient confrontés à un cas de conscience, parce que les Babyloniens ne suivaient pas les règles de Dieu – contrairement aux Juifs, ils mangeaient des animaux « impurs » que Dieu avait interdit de manger dans l’ancienne alliance.

La phrase : « Dieu fit trouver à Daniel faveur et grâce devant le chef des eunuques » est particulièrement importante pour nous.

C’est toujours notre Père céleste qui nous vient en aide comme il a également aidé Daniel et ses amis – dans les choses en apparence petites et dans les plus grandes détresses de l’âme et du corps.

Dieu accorda miséricorde à Daniel et ses amis,pour qu’ils ne soient pas obligés à se souiller avec la nourriture des Babyloniens : « Il (l’eunuque) leur accorda ce qu’ils demandaient, et les éprouva pendant dix jours. Au bout de dix jours, ils avaient meilleur visage et plus d’embonpoint que tous les jeunes gens qui mangeaient les mets du roi. L’intendant emportait les mets et le vin qui leur étaient destinés, et il leur donnait des légumes. Dieu accorda à ces quatre jeunes gens de la science, de l’intelligence dans toutes les lettres, et de la sagesse ; et Daniel expliquait toutes les visions et tous les songes. »

On pourrait dire : c’étaient de jeunes hommes naturellement intelligents.

On pourrait aussi dire : les plats qu’ils préféraient étaient naturellement sains et nutritifs.

Mais la parole de Dieu mentionne expressément que tout cela s’est bien terminé parce que Dieu l’a accordé ainsi.

Autour de nous règne l’impiété. L’être humain pense qu’il peut tout diriger lui-même pour parvenir à ce qui est bien et écarter le mal, par exemple faire reculer les maladies, les guérir et ne pas les contracter.

Dans quelle mesure suivons-nous, nous chrétiens, cette manière de penser impie ?

Avons-nous confiance en Dieu qui nous dirige, guide, préserve et assiste aussi dans les « petites » choses de la vie quotidienne ?

Est-ce que nous considérons que « tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction » (Rom. 05, 4) ?

Dieu veut que de tels récits soient un exemple pour notre propre vie, que nous considérions les expériences qu’ont vécues Sadrach Mesach et Aben-Nego comme s’ils étaient les nôtres.

« Voici, je suis l’Éternel, le Dieu de toute chair. Y a-t-il quelque chose qui me soit impossible ?» (Jér. 32, 27).

Dieu veut que nous entendions ou lisions ceci et, qu’en l’appliquant à nous avec confiance et assurance nous disions : « Est-ce que quelque chose devrait être impossible pour le Seigneur ? » (Genèse 18:14).

Qui étaient les camarades de Daniel ?

« Daniel, Hanania, Mischaël et Azaria. Le chef des eunuques leur donna des noms, à Daniel celui de Beltschatsar, à Hanania celui de Schadrac, à Mischaël celui de Méschac, et à Azaria celui d’Abed-Nego. »

Dans un pays étranger, une vie parmi les ennemis du peuple de Dieu, entourés d’idolâtrie et maintenant une ingérence dans leur identité ! Car on leur a donné des noms issus de l’idolâtrie :

Daniel (en hébreu : Dieu est mon juge) – Beltsazar (en babylonien : La maîtresse [= épouse de Baal] protège le roi [Belet-Shar-ussur])

Hananja (en hébreu : l’Éternel est miséricordieux) – Schadrach (en babylonien : descendant de ‚Marduk‘ être suprême de Babylone. Dieu).

Mischael (en hébreu : Qui est comme Dieu ?) – Méschac (en babylonien : Qui est comme Aku ? (Chaldée : Dieu de la lune)).

Azaria (en hébreu : l’Éternel est mon aide) – Abed Nego (en babylonien. : « serviteur du paraître » (à Babylone nom du Dieu de l’écriture) thj

Durant toute cette vie étrangère, hostile et impie, notre Seigneur et Dieu, le Père céleste, s’est tenu aux côtés de nos frères croyants !

Dans le Nouveau Testament, nous lisons : « La piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir. » (1 Tim. 4, 8).

Quiconque craint Dieu par-dessus tout, l’aime et lui fait confiance, a aussi le bonheur, le succès et les bénédictions dans les choses terrestres (Job 42, 12).

Nous voyons en Daniel et ses amis que la vie terrestre, le maintien de la vie et le bien-être physique sont entre les mains de Dieu seul (Ps. 31, 16).

Dieu peut aider de plusieurs manières, au moyen de grandes ou de petites choses (1 Samuel 14, 6). Compréhension, compétence, sagesse – tout cela est don de Dieu.

Lorsque les personnes pieuses s’occupent de choses terrestres, par exemple s’ils se révèlent capables et habiles en science, en médecine, dans les négociations profanes, ils peuvent également mettre à profit ces capacités qui leur sont données pour servir le royaume de Dieu.

Là où les cœurs pieux se maintiennent fermement à Dieu et à sa Parole, ils ressentiront bientôt l’inimitié du diable et du monde et seront entraînés dans de durs combats.

Car, qu’est-il arrivé ?

Le roi Nabuchodonosor a fait faire une grande image dorée. Il a réuni tous les hauts fonctionnaires du pays et de nombreuses personnes des régions conquises. Ils devaient assister à l’inauguration solennelle.

Cette image était une idole impériale, un symbole de la puissance mondiale de Babel.

Rien n’a changé à ce sujet : le monde fier se dresse contre Dieu et contre tout ce qui est divin ! Ce qui est grand dans le monde, ce qui a bel apparence et bon renom doit faire autorité. Chacun doit se plier à cela. Et malheur à celui qui refuse !

Lorsque la musique se met à jouer, tous ceux qui étaient présents devaient alors tomber à terre et adorer l’image dorée. Quiconque refuse doit être jeté dans une fournaise ardente (une manière d’accomplir la peine de mort souvent pratiquée).

Les trois amis de Daniel, qui étaient de hauts fonctionnaires de l’empire, ont refusé de se prosterner devant l’idole et de l’adorer – parce que en cela ils auraient nié le vrai Dieu et violé son saint commandement.

Oui, les enfants de Dieu rendent gloire à Dieu, craignent Dieu par-dessus toute chose et refusent d’adorer les idoles de ce monde.

Certains hommes chaldéens, qui étaient de toute façon hostiles à ces Juifs, dénoncèrent les amis de Daniel au roi.

Les enfants de ce monde ne peuvent pas supporter lorsque ceux qui sont pieux méprisent précisément ce dont les incroyants sont si fiers. C’est pourquoi ils haïssent et persécutent ceux qui sont fidèles à Dieu.

Le roi a fait venir devant lui les trois, a réaffirmé ses exigences et leur a de nouveau rappelé la menace de la mise à mort. Mais ils ont courageusement déclaré qu’ils n’adoraient pas les idoles, mais veulent honorer le vrai Dieu, qui pourrait très bien les sauver de la fournaise ardente.

Les chrétiens après eux ont également fait une bonne et ferme confession du Christ, leur Seigneur et Dieu, aux temps des persécutions et ont témoigné que nous devons obéir à Dieu plus qu’aux hommes.

C’est une mise à l’épreuve de la foi et une preuve de la vraie crainte de Dieu, que même en période de danger et de persécution du monde, on résiste, confesse Dieu et le Sauveur et ne s’écarte pas de sa parole et de sa loi.

Que s’est-il passé ensuite ?

Quand les trois, Schadrach, Meschach et Abed-Nego, ont obstinément refusé, le roi, pris d’une grande colère, ordonna que le four soit chauffé sept fois plus chaud et d’y jeter les trois.

Les trois qui ont confessé Dieu furent donc jetés dans la fournaise, habillés de tous leurs vêtements. La chaleur était si grande que les serviteurs du roi qui exécutaient l’ordre moururent.

Le monde si haineux et maléfique agit ainsi envers ceux qui ne servent pas les idoles et craignent, aiment et font confiance au vrai Dieu.

Si Dieu le Seigneur ne contrôlait pas la méchanceté de sa main puissante, alors tous les chrétiens seraient depuis longtemps victimes de l’hostilité du monde.

Lorsque le roi Nabuchodonosor a regardé dans le feu ardent pour se rendre compte avec satisfaction du résultat de sa vengeance, il a été saisi de frayeur et d’épouvante.

Il a donc fait jeter trois hommes aux flammes, mais il en voit quatre. Le quatrième est comme un fils des dieux.

Le quatrième était un ange de Dieu que notre Seigneur avait envoyé pour protéger ses enfants contre les flammes.

Chaque chrétien voit de nombreuses circonstances dans sa vie où il a expérimenté le pouvoir protecteur tout-puissant de son Dieu.

Tout le monde a donc de bonnes raisons de joindre sa voix aux paroles de louange :« Exaltez avec moi l’Éternel! Célébrons tous son nom ! J‚ai cherché l’Éternel, et il m’a répondu ; Il m’a délivré de toutes mes frayeurs. Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, et le visage ne se couvre pas de honte. Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, et il le sauve de toutes ses détresses. L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger. » (Ps. 34, 4 – 8).

L’Éternel protège les siens aussi face à la mort, comme le prêche le prophète Ésaïe : « Ne crains rien, car je te rachète, Je t’appelle par ton nom : tu es à moi ! Si tu traverses les eaux, je serai avec toi ;et les fleuves ne te submergeront point ;si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, et la flamme ne t’embrasera pas. Car je suis l’Éternel, ton Dieu, le Saint d’Israël, ton sauveur. » (Ésaïe 43).

Pas un seul cheveu ne tombe de notre tête et pas un seul moineau ne tombe du toit sans la volonté de Dieu, Nous devons prendre en exemple ces trois hommes dans la fournaise ardente, lorsque nous sommes séduits par le diable et pensons, à la manière du monde, que nous devons ou pouvons nous protéger nous-mêmes.

Et même lorsque Dieu le SEIGNEUR, selon sa sage volonté, a laissé aller au martyre des milliers d’hommes pieux, il ne leur a pas retiré aussi sa main protectrice, préservatrice et salvatrice.

Il les a puissamment fortifiés dans l’agonie de la mort et, par la mort, les a conduits dans la joie et la gloire célestes.

C’est par ce miracle de la préservation des trois jeunes hommes que le roi Nabuchodonosor est revenu à la raison. Il les a fait sortir de la fournaise.

Tous ses supérieurs étaient des témoins que les flammes n’avaient roussi aucun de leur cheveu, on ne pouvait même pas sentir une odeur de brûlé autour d’eux.

Tout à coup, un autre miracle se produisit : le roi loua le Dieu de Schadrach, Meschach et Abed-Nego qui avait envoyé son ange et sauvé ses serviteurs.

« Nabuchodonosor prit la parole et dit : Béni soit le Dieu de Schadrac, de Méschac et d’Abed-Nego, lequel a envoyé son ange et délivré ses serviteurs qui ont eu confiance en lui, et qui ont violé l’ordre du roi et livré leurs corps plutôt que de servir et d’adorer aucun autre dieu que leur Dieu ! Voici maintenant l’ordre que je donne : tout homme, à quelque peuple, nation ou langue qu’il appartienne, qui parlera mal du Dieu de Schadrac, de Méschac et d’Abed-Nego, sera mis en pièces, et sa maison sera réduite en un tas d’immondices, parce qu’il n’y a aucun autre dieu qui puisse délivrer comme lui. Après cela, le roi fit prospérer Schadrac, Méschac et Abed-Nego, dans la province de Babylone. »

Si puissant est notre Dieu et Seigneur !

C’est pourquoi prenons pour nous les paroles des Écritures : « Du sein de la détresse j’ai invoqué l’Éternel :L’Éternelm’a exaucé, m’a mis au large. L’Éternel est pour moi, je ne crains rien : Que peuvent me faire des hommes ? L’Éternel est mon secours, et je me réjouis à la vue de mes ennemis. Mieux vaut chercher un refuge en l’Éternelque de se confier à l’homme ; Mieux vaut chercher un refuge en l’Éternelque de se confier aux grands. » (Ps. 118, 5 – 9).

Et dans cette phrase « Que peuvent me faire les hommes ? » tu peux insérer (à la place du mot « hommes ») tout ce qui t’inquiète et t’angoisse ce dont tu as peur.

Tu peux même tranquillement mettre le mot « diable » à la place, car par la foi tu appartiens à celui dont la parole de Dieu dit : « Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. » (1 Jean 3, 8).

Oui, tu peux aussi y mettre le péché qui te tourmente et déprime ta conscience, car : « En Christ nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, » (Eph. 1, 7).

Tu peux aussi dire : que peut me faire le jugement de Dieu, que peut me faire la mort ?

Car lui, le puissant Sauveur, ton Sauveur, dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (Jean 5, 24).

Louange, action de grâce, honneur et adoration soient à Jésus-Christ d’éternité en éternité. Amen.

Pasteur Martin Blechschmidt, Runkel-Steeden, Allemagne/ Traduction : Louis Cron, Obernai, France