Sermon pour dimanche Invocavit

Un sermon sur Luc 18 : 31-34

Jésus prit les douze auprès de lui, et leur dit : Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’homme s’accomplira. Car il sera livré aux païens ; on se moquera de lui, on l’outragera, on crachera sur lui, et, après l’avoir battu de verges, on le fera mourir ; et le troisième jour il ressuscitera. Mais ils ne comprirent rien à cela ; c’était pour eux un langage caché, des paroles dont ils ne saisissaient pas le sens.

Chère paroisse en Jésus-Christ !

Nous sommes peut-être étonnés au sujet des apôtres !

Pendant trois années ils avaient reçu l’enseignement de Christ – et maintenant ils ne comprenaient toujours rien ?

Le Seigneur avait annoncé par trois fois ses souffrances, sa mort et sa résurrection aux apôtres.

1. « Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : À Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. » (Matth. 16, 22-23) (voir Marc 8, 32 et suiv. Luc 9, 21 et suiv.).

2. «Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, et ils craignaient de l’interroger. » (Marc 9, 30 – 32). « Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole ; elle était voilée pour eux, afin qu’ils n’en eussent pas le sens ; et ils craignaient de l’interroger à ce sujet. » (Luc 9, 43b – 45).

3. et maintenant dans le texte de notre sermon, leurs réactions : « Mais ils ne comprirent rien à cela ; c’était pour eux un langage caché, des paroles dont ils ne saisissaient pas le sens. »

→ De ceci nous constatons que si une personne a reconnu la chose la plus importante de la parole de Dieu (à savoir que Jésus, le fils de Dieu, est son Rédempteur), alors cela ne vient pas de lui-même, mais c’est un cadeau précieux de Dieu.

Que ces hommes étaient des apôtres, d’abord disciples de Jésus puis ses messagers mandatés, ils n’étaient pas cela par leur propre sagesse, mais par la grâce de Dieu.

C’est la grâce et le don de Dieu que nous soyons enfants de Dieu par la foi en Christ et que, pas à pas, nous comprenions de mieux en mieux la parole de Dieu (bien que certaines choses nous soient encore obscures) !

Tout comme le Seigneur Christ a connu ses disciples jusqu’au plus profond de leur cœur, il vous connaît, vous et moi.

Il nous aime et par son Saint-Esprit il nous aide à devenir fermes dans la foi et à mieux comprendre ses vérités.

Cette Encore – meilleure – compréhension et cet Affermissement – dans – la – foi ne vient pas à nous n’importe comment.

Le Saint-Esprit qui fait tout cela dans nos cœurs travaille puissamment à travers la Parole de Dieu lorsque tu écoutes la Parole de Dieu ou que tu la lis.

Jésus dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (Jean 8, 31-32).

Après sa résurrection (le jour de Pâques), il leur a dit : « O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait (ce qui y était prophétisé à son sujet). » (Luc 24, 25 et suiv.).

Et maintenant, avant la souffrance et la mort, il leur dit : « Voici, nous montons à Jérusalem ! »

1La première chose que nous voulons prendre à cœur c’est que Tu ne peux avoir la bonne connaissance de Jésus-Christ, de tout ce qu’il a fait et dit, que lorsque tuécoutes ou que tu lis la Parole de Dieu.

Le Christ dit à ses disciples en désignant la Bible de l’Ancien Testament : « Tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’homme s’accomplira. »

Il s’abandonne maintenant à la mort parce qu’il est notre Rédempteur.Il souffre et meurt et accomplitle sacrifice à Dieu POUR NOUS.Sa vie et son sang sont la rançon qui nous libère, qui nous lave de notre culpabilité et nous sanctifie pour Dieu.

La bible enseigne : « Sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ » (1 Pierre 1, 18 et suiv.).

« Le sang de Jésus nous purifie de tout péché. » (1 Jean 1, 7).

Et l’apôtre écrit aux chrétiens de la ville de Corinthe : « Vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés, vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu. » (1 Cor. 6, 11).

→ Reconnaître Jésus comme son propre Rédempteur à travers la Parole de Dieu !

→ Accepter dans la foi cette vérité de la Parole de Dieu !

C’est ainsi qu’une personne devient chrétienne et enfant de Dieu, lavée de toute culpabilité, en paix avec Dieu et donc parfaitement préparée au Jugement dernier.

Donc tu as vu deux ou trois versets de la Bible. Ils te disent la vérité sur Jésus – et Dieu inclut dans la foule des sauvés celui qui accepte cette vérité avec reconnaissance dans la foi, Dieu le conduit à travers la vie avec une main puissante et le reçoit à la fin dans le royaume des cieux.

Déjà un seul verset biblique suffit et si une personne l’entend pour la première fois et le croit, elle est sauvée : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3, 16).

La raison de cette non-compréhension des apôtres n’était pas un trop faible quotient intellectuel.

Au contraire, Jésus a dit dans une prière : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants.Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi. » (Matth. 11, 25 et suiv.)

Mais revenons maintenant à notre texte.

Peu de temps avant, le Christ avait ressuscité Lazare de la mort dans le village de Bethany.

Ce miracle avait particulièrement suscité la haine des grands prêtres et des pharisiens.

Ils avaient peur de perdre leur domination sur les gens ordinaires parce que ces gens aimaient entendre le Seigneur Jésus et beaucoup le suivaient.

C’est pourquoi ils avaient donné l’ordre que : «si quelqu’un savait où il était, il le déclarât, afin qu’on se saisît de lui. » (Jean 11, 57).

Mais, son heure n’était pas encore venue. Ils ne pouvaient pas l’arrêter et l’accuser.

Mais maintenant, juste avant la Pâque juive, « Jésus prit les douze auprès de lui, et leur dit : Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’homme s’accomplira. »

Ce que nous avons déjà entendu, c’est cela qu’il a aussi répété aux disciples après sa résurrection : « C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes.Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Écritures. » (Luc 24, 44. 45).

« Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Écritures. »

« Les Écritures », c’est ici l’Ancien Testament.

Jésus lui-même est la clé de toute la Bible.

C’est Lui le point central.

Ce qui est écrit dans le Nouveau Testament est prophétisé dans l’Ancien Testament et promis par Dieu à travers les prophètes.

Si tu ne peux pas comprendre quelque chose dans l’Ancien Testament, demande – toi comment cela se rapporte à Jésus-Christ.

Les Juifs à cette époque avaient de plus en plus perdu la bonne compréhension de l’Ancien Testament. Pourquoi ?

Dans l’Ancien Testament il est beaucoup écrit sur le Sauveur des pécheurs et comment Dieu l’enverra pour nous racheter, nous pécheurs, et nous libérer des chaînes du péché et de la puissance du diable.

Voici une telle parole prophétique, où Jésus lui-même dit à travers le prophète : « L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternelm’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance » (Ésaïe 61, 1).

Mais les Juifs l’ont compris de manière terrestre : ils ne voulaient pas le sauveur des péchés, mais ils voulaient un libérateur de leur état, un leader fort qui repousse les ennemis et apporte la prospérité.

Ils ne voulaient pas du Sauveur des perdus, le sauveur de la perdition éternelle ; ils ne pensaient plus que cela était si important.

Leur vie du moment présent était plus importante pour eux que leur salut éternel.

Lorsque Jésus a dit : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Marc 2, 18) alors ils ont dit : « Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous. » (Luc 19, 14).

C’est pourquoi Paul écrit au sujet des Juifs : « Mais ils sont devenus durs d’entendement. Car jusqu’à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l’Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c’est en Christ qu’il disparaît. Jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs cœurs ;mais lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté. » (2 Cor. 3, 14 – 16).

Jésus est la clé pour la bible.

Si pour porter un jugement sur Jésus les gens n’utilisent pas la bible comme source de leur connaissance mais se basent sur leurs cogitations raisonnables alors Christ restera toujours une personne ordinaire pour eux.

Les choses spirituelles et divines restent alors complètement cachées à l’homme. Alors il n’a aucun pardon des péchés, n’est pas un enfant de Dieu, reste sous la colère et le jugement de Dieu, un candidat à la perdition éternelle..

« Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. » (1 Cor. 2,14).

« Cest spirituellement qu’on en juge. » – signifie recevoir la connaissance et la foi par la parole de Dieu !

Le diable veut empêcher cela. Il veut que les gens voient et croient de Jésus tout le reste – mais pas qu’il soit venu pour chercher des pécheurs et les sauver (Luc 19, 10).

Car si des personnes se rendent compte de leur terrible perdition et fuient vers le Christ dans la foi, alors ils seront arrachés à son royaume !

Le diable travaille contre cela et utilise pour cela une astuce très spécifique : il insuffle à l’homme que la détresse matérielle est bien pire que le péché et la détresse spirituelle, pire que le conflit avec Dieu, pire que d’être séparé de Dieu.

Si l’homme se retrouve dans la pauvreté, la maladie ou est opprimé par des ennemis comme du temps d’Israël, alors le diable lui fait ressentir cette misère de manière si terrible pour qu’il ne se tourne pas vers le Sauveur.

Nous le constatons aux disciples de Jésus : « Mais ils ne comprirent rien à cela ; c’était pour eux un langage caché, des paroles dont ils ne saisissaient pas le sens. »

Eux aussi se faisaient toujours des idées fausses à son sujet.

Après sa résurrection il enseigna ses disciples encore 40 jours « parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu » (Actes 1, 3), mais ils lui demandèrent : « Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? » (Actes 1, 6).

Les idées fausses concernant Jésus viennent de l’ennemi. Bien que l’évangile soit si simple que même les petits enfants puissent le saisir, il gêne les adultes, car ils font appel à la raison humaine.

Les disciples ne pouvaient pas comprendre les paroles de Jésus parce qu’ils donnaient libre cours à leurs propres raisonnements et ne se contraignaient pas à obéir aux paroles de Dieu dites par les prophètes.

La Parole de Dieu nous enseigne : « Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ. » (2 Cor. 10, 5).

Là Dieu doit nous ouvrir les yeux spirituels, à nous humains !

2Le temps avant pâques, pendant lequel nous considérons les souffrances et la mort de Christ, nous sert à reconnaître Christ comme notre Sauveur et Seigneur à travers la parole biblique.

À ce moment-là, Jésus avait déjà accompli de nombreuses paroles prophétiques, par exemple la Vierge Marie lui a donné naissance, comme il est écrit : « Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils. » (Ésaïe 7, 14).

Cela s’était réalisé à Bethléem, comme Dieu l’avait prophétisé par l’intermédiaire du prophète Michée (Michée 5: 1).

Maintenant, Jésus devait achever son œuvre de salut en plus de ce qu’il avait déjà réalisé : « Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’homme s’accomplira. »

Par ces paroles, nous voyons clairement que tout ce que l’Éternel a annoncé au sujet de ses souffrances et de ce qui s’est alors passé à Jérusalem n’était pas une coïncidence fortuite, pas un destin imprévu.

« Et tout s’accomplira. »

Tout s’est réalisé comme Dieu l’avait prévu pour notre salut éternel et qu’il avait annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament.

Et les prophètes du temps de l’Ancien Testament avaient annoncé des siècles auparavant notre rédemption par le sacrifice du Fils de Dieu sur la croix.

Considérons seulement les paroles du prophète Ésaïe proclamées 700 ans plus tôt (50, 6) : « J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe ; Je n’ai pas dérobé mon visage aux ignominies et aux crachats », ou lorsque Christ dit à chacun de nous des centaines d’années plutôt : « Mais tu m’as tourmenté par tes péchés, tu m’as fatigué par tes iniquités. C’est moi, moi qui efface tes transgressions pour l’amour de moi, et je ne me souviendrai plus de tes péchés. » (Ésaïe 43, 24b. 25).

Et lorsque nous entendons le prophète : « Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ;le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris »(Ésaïe 53, 5), nous voyons le Sauveur sur la croix portant la colère de Dieu à notre place : « Tout est accompli. »

Nous voyons ses pieds et ses mains transpercés et nous l’entendons nous dire par l’intermédiaire du Prophète : « Voici, je t’ai gravée sur mes mains ! » (Ésaïe 49, 16).

Jésus a ensuite expliqué ces paroles de l’Ancien Testament à ses disciples. Alors qu’est-il dit ? « Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Écritures. » (Luc 24, 45).

Que le Seigneur nous donne aussi de reconnaître notre Sauveur – de plus en plus clairement – d’après la parole des apôtres et des prophètes, malgré toutes les tromperies et les mensonges du diable, – et que par la foi nous ayons la vie éternelle en son nom.

«QueDieuvous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance,et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints » (Eph. 1, 17. 18). Amen.

Pasteur Martin Blechschmidt, Runkel-Steeden, Allemagne
Traduction : Louis Cron, Obernai, France