Sermon sur Exode 2 : 1-10

1Un homme de la maison de Lévi avait pris pour femme une fille de Lévi. 2Cette femme devint enceinte et enfanta un fils. Elle vit qu’il était beau, et elle le cacha pendant trois mois. 3Ne pouvant plus le cacher, elle prit une caisse de jonc, qu’elle enduisit de bitume et de poix ; elle y mit l’enfant, et le déposa parmi les roseaux, sur le bord du fleuve. 4La sœur de l’enfant se tint à quelque distance, pour savoir ce qui lui arriverait.

5La fille de Pharaon descendit au fleuve pour se baigner, et ses compagnes se promenèrent le long du fleuve. Elle aperçut la caisse au milieu des roseaux, et elle envoya sa servante pour la prendre. 6Elle l’ouvrit, et vit l’enfant : c’était un petit garçon qui pleurait. Elle en eut pitié, et elle dit : C’est un enfant des Hébreux ! 7Alors la sœur de l’enfant dit à la fille de Pharaon : Veux-tu que j’aille te chercher une nourrice parmi les femmes des Hébreux, pour allaiter cet enfant ? 8Va, lui répondit la fille de Pharaon. Et la jeune fille alla chercher la mère de l’enfant. 9La fille de Pharaon lui dit : Emporte cet enfant, et allaite-le-moi ; je te donnerai ton salaire. La femme prit l’enfant, et l’allaita. 10Quand il eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai retiré des eaux.

Chère paroisse !

Combien de fois avons-nous eu peur pour tant de choses et Dieu, le Seigneur, les a menées à bien de manière merveilleuse, s’est chargé de nos soucis et a tout arrangé de sorte que nous ne pouvions qu’être émerveillés.

Nous aussi n’avons-nous pas déjà perçu personnellement qu‘ «  Admirable est le conseil de l’Éternel, et grande est sa sagesse » (Esaïe 28, 29).

Si seulement nous pouvions croire cela fermement, oui, si seulement en tout temps, « nous étions capables de rejeter sur lui » tous nos soucis (1 Pierre 5, 7) !

Notre Père céleste nous montre de nombreux exemples dans les Saintes Écritures où il manifeste subitement son aide et ses conseils dans les situations les plus désespérées, même lorsque tout conseil et toute assistance semblent inexistants.

On trouve de très beaux récits dans l’Ancien Testament, écrit „avant“, c’est-à-dire avant l’incarnation du Christ, avant l’époque du Nouveau Testament. L’apôtre écrit  : « Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance » (Rom. 15, 4),.

La consolation de notre Dieu et l’espoir de son aide pour des besoins terrestres et spirituels c’est ce que nous enseigne aussi l’histoire de Moïse.

Nous constatons cela dans la naissance de Moïse et dans la façon dont il a été sauvé.

1. Sachez que l’Éternel s’est choisi un homme pieux ; L Éternel entend, quand je crie à lui (Ps. 4, 4).

2. Que tes œuvres sont grandes, ô Éternel ! Que tes pensées sont profondes ! (Ps 92, 6).

Notre Dieu ne manque pas de ressources et de voies, comme nous le voyons dans le sauvetage de Moïse.

Ainsi

1. Sachez que l’Éternel s’est choisi un homme pieux ; L Éternel entend, quand je crie à lui (Ps. 4, 4).

Les parents de Moïse ont fait confiance au SEIGNEUR , ils marchaient dans ses voies.

Ce que rapporte la Parole de Dieu ici se situe à l’époque de l’Égypte ancienne.

Les enfants de Jacob vivaient en Égypte. Dieu avait donné à Jacob le nom d’Israël, « Celui qui lutte avec Dieu ».

Comment les descendants d’Abraham sont-ils donc arrivés en Égypte ?

Comme nous lisons bien avant notre texte, Jacob, le petit-fils d’Abraham, a eu 12 garçons dont l’un était Joseph.

Ses frères le haïssaient et finirent par le vendre comme esclave à des Égyptiens.

Le Seigneur Dieu a porté sa main protectrice au-dessus de lui et a conduit le jeune homme par des voies merveilleuses ; il est finalement devenu le politicien le plus important à côté du pharaon.

Joseph avait reçu tant de sagesse de Dieu de sorte que, par ses conseils, les Égyptiens et bien d’autres ont eu de quoi se nourrir pendant sept années de sécheresse,

Les réserves d’État rassemblées au cours des années fertiles suffisaient même pour qu‘ il en soit vendues à des personnes affamées venant de l’étranger.

Parmi eux, il y avait les frères de Joseph qui sont venus en Égypte.

Après plusieurs événements et le choc de la rencontre avec Joseph autrefois détesté, il y eut réconciliation entre eux.

Ils ont amené le père, Jacob, en Égypte et s’y sont installés.

Les descendants de Jacob ont été appelés « Enfants d’Israël ».

Ils étaient très respectés en Égypte à cause de Joseph. 400 ans se sont maintenant écoulés depuis cette époque, et il est dit : « Joseph mourut, ainsi que tous ses frères et toute cette génération-là. Les enfants d’Israël furent féconds et multiplièrent, ils s’accrurent et devinrent de plus en plus puissants. Et le pays en fut rempli. Il s’éleva sur l’Égypte un nouveau roi, qui n’avait point connu Joseph. Il dit à son peuple : Voilà les enfants d’Israël qui forment un peuple plus nombreux et plus puissant que nous. Allons ! montrons-nous habiles à son égard ; empêchons qu’il ne s’accroisse, et que, s’il survient une guerre, il ne se joigne à nos ennemis, pour nous combattre et sortir ensuite du pays … Alors les Égyptiens réduisirent les enfants d’Israël à une dure servitude. Alors Pharaon donna cet ordre à tout son peuple : Vous jetterez dans le fleuve tout garçon qui naîtra, et vous laisserez vivre toutes les filles. » (Ex. 1, 6-10. 03. 22).

Pendant ces temps confus, si terribles pour les descendants d’Israël « un homme de la maison de Lévi avait pris pour femme une fille de Lévi. Cette femme devint enceinte et enfanta un fils. Elle vit qu’il était beau, et elle le cacha pendant trois mois. Ne pouvant plus le cacher, elle prit une caisse de jonc, qu’elle enduisit de bitume et de poix ; elle y mit l’enfant, et le déposa parmi les roseaux, sur le bord du fleuve. » (Ex. 2, 1-3).

Amram – c’est le nom du père de Moïse – de la tribu israélite de Lévi, s’est marié à une fille, également de la tribu de Lévi.

Jochebed était une femme pieuse, une femme de foi.

Elle a donné naissance à deux fils et une fille : Moïse, Aaron et Myriam.

Les trois enfants ont été élevés dans la crainte et l’amour de Dieu et ils ont servi le Seigneur tout au long de leur vie.

Avec l’aide et le réconfort de Dieu, les parents de Moïse ont enduré l’esclavage en Égypte comme les autres Israélites.

Nous aussi, nous devons nous humilier sous la puissante main de Dieu (1 Pierre 5.6), être patient et attendre le secours de l’Éternel (Lam. 3, 26) car pour nous aussi « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » (Actes 14, 22).

Mais laisser tuer leur enfant par ordre du roi … ils ne le pouvaient pas et ne le voulaient pas : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5, 29).

Amram et Jochebed savaient que : « Voici, des fils sont un héritage de l’Éternel, le fruit des entrailles est une récompense. » (Ps. 127, 3).

Ils connaissaient les promesses de Dieu, ils avaient confiance en elles et savaient que Dieu, l’Éternel, les délivrerait de l’esclavage en l’Égypte.

Dieu l’avait promis au Patriarche Abraham, et, Joseph, 400 ans auparavant, éclairé par l’Esprit de Dieu, a transmis cette promesse aussi à ses frères : les descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob devaient recevoir en possession le pays de Canaan.

Dans cette espérance et par la foi au Sauveur promis par laquelle ils étaient réconciliés avec Dieu, ils sont aussi un exemple pour nous – comme il est dit dans l’épître aux Hébreux : « C’est par la foi que Moïse, à sa naissance, fut caché pendant trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et qu’ils ne craignirent pas l’ordre du roi » (Héb. 11, 23).

Et plus loin : « Ne pouvant plus le cacher, elle prit une caisse de jonc, qu’elle enduisit de bitume et de poix ; elle y mit l’enfant, et le déposa parmi les roseaux, sur le bord du fleuve. »

C’est là l’essence de la foi ! Elle fait confiance à Dieu, elle s’en remet à l’aide et au soutien de Dieu.

Il en fut aussi ainsi plus tard. Un court aperçu : « C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir pour un temps la jouissance du péché, regardant l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Égypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C’est par la foi qu’il quitta l’Égypte, sans être effrayé de la colère du roi ; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible. » (Héb. 11, 24-27).

La foi se base uniquement sur les promesses de Dieu.

C’est pourquoi elle peut espérer, même s’il n’y plus rien à espérer.

Amram et Jochebed ne voyaient plus aucune solution, et pourtant ils étaient certains que le Dieu vivant tiendrait ses promesses.

Oui, Dieu protégera et préservera aussi leur fils âgé de trois mois.

Ainsi notre confiance à nous aussi doit reposer sur la ferme parole et les promesses réconfortantes de notre Dieu : « Invoque-moi au jour de la détresse ; Je te délivrerai, et tu me glorifieras ! » (Ps. 50, 15).

2. Que tes œuvres sont grandes, ô Éternel ! Que tes pensées sont profondes ! (Ps 92, 6)

Notre Dieu ne manque pas de ressources et de voies, comme nous le voyons dans le sauvetage de Moïse.

La vie de Moïse a commencé dans une impasse, mais grâce à l’intervention miraculeuse de Dieu, l’acte de foi des parents est devenu une bénédiction pour beaucoup.

Car pendant que le peuple d’Israël opprimé subit encore la puissante tyrannie des oppresseurs, le serviteur appelé de Dieu est déjà né : Moïse, celui qui devait faire sortir le peuple d’Israël d’Égypte où il était traité en esclave pour le conduire à Canaan.

Mais d’abord, Moïse repose comme un bébé sans défense dans un petit panier en papyrus au bord du Nil.

« La sœur de l’enfant se tint à quelque distance, pour savoir ce qui lui arriverait. La fille de Pharaon descendit au fleuve pour se baigner, et ses compagnes se promenèrent le long du fleuve. Elle aperçut la caisse au milieu des roseaux, et elle envoya sa servante pour la prendre. Elle l’ouvrit, et vit l’enfant : c’était un petit garçon qui pleurait. Elle en eut pitié, et elle dit : C’est un enfant des Hébreux !

Alors la sœur de l’enfant dit à la fille de Pharaon : Veux-tu que j’aille te chercher une nourrice parmi les femmes des Hébreux, pour allaiter cet enfant ? Va, lui répondit la fille de Pharaon. Et la jeune fille alla chercher la mère de l’enfant. La fille de Pharaon lui dit : Emporte cet enfant, et allaite-le-moi ; je te donnerai ton salaire. La femme prit l’enfant, et l’allaita. » (Verset 4-9).

Le Seigneur Dieu a accompli sa Sainte Parole de manière concrète en Amram, Jochebed et Moïse par une réalité merveilleuse :

« Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et je le glorifierai » (Ps. 91, 15). .

« L’Éternel est près de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent avec sincérité. Il accomplit les désirs de ceux qui le craignent, il entend leur cri et il les sauve. » (Ps. 145, 18 suiv.).

Dès le commencement déjà, Dieu avait décidé d’appeler Moïse, pour faire sortir son peuple élu d’Égypte.

C’est Dieu qui a gardé Moïse en vie.

C’est Dieu qui a donné les bons mots à Myriam, la sœur de Moïse, au bon moment, de sorte qu’elle a eu la présence d’esprit de dire à la fille de Pharaon : «  Veux-tu que j’aille te chercher une nourrice parmi les femmes des Hébreux, pour allaiter cet enfant ? »

Notre Dieu et Seigneur a tout fait pour que l’enfant revienne vers sa propre mère et soit élevé dans la maison de son père.

Ainsi la fille du Pharaon, tyran cruel, devint une servante de Dieu sans le savoir.

De même aujourd’hui aussi, Dieu prend soin des siens et les aide à sortir de leur misère – même si ses voies leur sont incompréhensibles et la volonté de Dieu inexplicable pour eux.

Et quant aux personnes, aux puissances et aux choses qui nous effraient : comment voudraient-ils, oui, comment pourraient-elles résister à la sagesse de Dieu ?

Ses voies sont bien au-dessus de nos voies, et ses pensées bien au-dessus de nos pensées (Esaïe 55, 9).

Nous voulons nous confier à notre Dieu miséricordieux, car sa Parole nous enseigne : « Le salut des justes vient de l’Éternel ; il est leur protecteur au temps de la détresse. L’Éternel les secourt et les délivre … parce qu’ils cherchent en lui leur refuge. » (Ps. 37, 39. 40).

Ceci vaut aussi pour toi, pour ta détresse et tes soucis : « Y a-t-il rien qui soit étonnant de la part de l’Éternel ? » (Gen. 18, 14).

Oui, parce que nous ne pouvons pas sonder sa sagesse nous voulons prier comme les apôtres : « Seigneur, augmente-nous la foi ! »

Comme le cœur des parents de Moïse devait être serré par l’angoisse lorsqu’ils ne trouvaient pas d’autre solution que de laisser leur petit enfant seul aux soins de Dieu sur les rives du Nil ? !

Mais ils se seront vivement réjouis lorsque la fille du Pharaon a elle-même posé le petit Moïse sans défense dans les bras de sa mère et lui a ordonné de s’occuper de l’enfant ? ! – et elle lui a même donné un salaire pour cela !

Que dit le psaume ? « Béni soit le Seigneur chaque jour ! Quand on nous accable, Dieu nous délivre ! » (Ps.68, 19).

Ainsi, Moïse, sain et sauf, a pu grandir dans la maison de ses parents pieux et avec la permission de la plus haute autorité.

Là, il a entendu la parole de Dieu et la promesse du Rédempteur à venir.

Là, il a appris à prier et à faire confiance au Sauveur.

« Quand il eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai retiré des eaux1

Mais qu’est-ce que cela signifiait ? Le fait que Moïse soit admis dans la demeure du Pharaon était aussi une intervention divine.

Moïse devait bénéficier d’une éducation qui ferait de lui un homme sage, familiarisé avec les us et coutumes des Égyptiens, ainsi il pourra mener Israël hors de l’Égypte. Dans Actes (7, 22) nous lisons : « Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres. »

Ainsi, guidé par le pouvoir de Dieu, le pharaon lui-même, avec sa richesse et le savoir de ses serviteurs, devait enseigner et s’occuper de celui qui donnera l’ordre à la mer Rouge de fermer les flots au-dessus des ennemis du peuple de Dieu.

Luther écrit : « Les décisions de notre Seigneur Dieu sont si merveilleuses. Mais s’ils l’avaient su à la cour de Pharaon, ils auraient souhaité cent mille fois la mort à Moïse.Mais Dieu dit : Je vais te signaler que Pharaon élèvera avec son propre pain et avec ses biens son propre ennemi et nourrira un serpent en son sein … c’est-à-dire… toutes les attaques et la tyrannie de Pharaon ont été déjouées. Nous aussi nous devons nous consoler avec cet exemple magnifique de grâce divine et de bonté envers ses fidèles. »

Le Dieu d’Amram, de Jochebed et de Moïse est aussi notre Dieu.

Aujourd’hui aussi, l’Éternel dirige et gouverne à merveille son peuple élu, la chrétienté et chacun de ses fidèles.

Les ennemis, le diable et le monde incroyant font rage contre le royaume de Christ, ils le tournent en dérision, sont remplis de haine et veulent le détruire.

Mais même aujourd’hui, Dieu, l’Éternel, maintient sa puissante main protectrice sur ses rachetés et veut faire produire une récolte de joie du semis de larmes et de d’oppression.

Aussi nous voulons lui faire confiance du fond du cœur, lui obéir en tout et être certain qu’il peut nous aider même lorsque nous ne voyons plus aucune issue.

Nous voulons déposer nos préoccupations, nos soucis et nos besoins dans un panier de roseaux ; à savoir les rassembler dans une prière et dire : Cher Dieu, je ne vois aucune issue, je ne trouve aucune aide, je ne vois aucune solution ! Aide-moi selon ta grande miséricorde !

« Tu connais des solutions en tout ; tu ne manques pas de moyens, tes actions ne sont que bénédictions, ton chemin n’est que lumière… »

« Laisse-le, laisse-le faire, c’est un Seigneur plein de sagesse, il agira et tu seras étonné lorsqu’il aura admirablement accompli, à la manière qu’il lui convient de réaliser la tâche qui t’avait angoissé. »

« Invoque-moi au jour de la détresse ; je te délivrerai … » (Ps. 50, 15).

Dans notre plus grande détresse, il a ouvert son cœur de Père et a envoyé son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, pour la réconciliation à cause de nos péchés, afin que nous, pauvres pécheurs, nous puissions être justifiés par sa mort et sa résurrection et devenir héritiers de la vie éternelle !

Comment ne voudrait-il pas nous aider nous aussi dans les soucis et les problèmes de nos vies et nous sauver ? Il nous dit aujourd’hui :

« Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. » (Héb. 13, 5). Amen.

Pasteur Martin Blechschmidt, Runkel-Steeden, Allemagne/ Traduction : Louis Cron, Obernai, France

1racine hébraïque mšh („retirer“) ancien égyptien équivalent mu-wedja („indemne de l’eau“)