Sermon sur Psaume 73, 23. 24. 38

Cependant je suis toujours avec toi, Tu m’as saisi la main droite; Tu me conduiras par ton conseil, Puis tu me recevras dans la gloire… Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien: Je place mon refuge dans le Seigneur, l’Eternel, Afin de raconter toutes tes œuvres.
Psaume 73, 23. 24. 38

Au nom du Seigneur Christ, chers frères et sœurs dans la foi !

Dans le prophète Isaïe, tu trouves cette merveilleuse parole de réconfort : « Ainsi parle maintenant l’Éternel, qui t’a créé, ô Jacob ! Celui qui t’a formé, ô Israël ! Ne crains rien, car je te rachète, je t’appelle par ton nom : tu es à moi !

Si tu traverses les eaux, je serai avec toi ; et les fleuves, ils ne te submergeront point ; si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, et la flamme ne t’embrasera pas.

Car je suis l’Éternel, ton Dieu, le Saint d’Israël, ton sauveur. »
(Esaïe 43).

A qui l’Éternel s’adresse-t-il ? à Jacob, Israël – c’est le peuple de Dieu dans l’Ancien Testament (AT) – Dieu dit qu’il est « le Saint d’Israël » … Avons-nous le droit de prendre pour nous, personnellement, une si belle parole de consolation ? – et les nombreux autres dans l’AT ?

Réponse :

Israël était le peuple de Dieu au temps de l’Ancienne Alliance, à qui Dieu a dit : « vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. » (Exode 19, 6).

Ils étaient des descendants de l’ancêtre Abraham.

Appartenons-nous nous aussi au peuple de Dieu ?

Comme il le fit alors avec Israël, DIEU dit à nous chrétiens : « Vous, par contre, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis… » 1Pierre 2, 9).

Nous ne faisons qu’un avec les croyants de l’ancienne alliance, comme l’écrit Paul : Christ « est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation … » (Eph. 2, 14).

Dans la foi en Christ, les croyants avant sa venue sur terre et nous tous, croyants du temps du Nouveau Testament, nous faisons partie d’une même foule, nous appartenons à la communauté de ceux qui ont la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ ! (Rom. 5, 1).

Oui, nous pouvons saisir de telles paroles de consolation pour nous, les appliquer à nous-mêmes et nous en réjouir ! – par exemple lorsque DIEU dit à l’ancien Israël : « Quand les montagnes s’éloigneraient, quand les collines chancelleraient, mon amour ne s’éloignera point de toi, et mon alliance de paix ne chancellera point, dit l’Éternel, qui a compassion de toi. » (Esaïe 54, 10).

Ainsi le Psaume 73, dont est issu le texte de notre sermon, n’est pas seulement une consolation pour les croyants d’autrefois, mais aussi pour nous !

Par conséquent, lorsqu’il est dit dans le premier verset : «Oui, Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur pur » nous, chrétiens, nous sommes inclus – en tant que peuple de Dieu du Nouveau Testament, l’Israël du Nouveau Testament !

« Cependant je suis toujours avec toi, tu m’as saisi la main droite ;Tu me conduiras par ton conseil, puis tu me recevras dans la gloire. »

« Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bonheur : Je place mon refuge dans le Seigneur, l’Éternel, afin de raconter toutes tes œuvres »

« Oui, Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur pur… »

Le Saint-Esprit fait ressortir cette vérité ferme et certaine.

Tous ceux qui ont le « cœur pur », qui invoquent Dieu en esprit et en vérité – et qui au nom de Jésus-Christ construisent leur espérance et leur confiance dans la parole de Dieu, dans ses promesses, ont Dieu l’Éternel pour consolation et soutien.

Ceux-là sont en grâce auprès de Dieu, ils sont certainement ses enfants et sont héritiers de la vie éternelle dans le salut.

Cela peut souvent sembler différent dans la vie, mais Dieu est bon et amical envers eux, miséricordieux et d’une grande bonté et miséricorde.

« L’Éternel est mon partage, dit mon âme ; C’est pourquoi je veux espérer en lui. L’Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche. » (Lam. 3, 24. 25).

La Parole de Dieu nous montre comment cela se passe dans ta vie et dans la mienne et laisse le chanteur de psaumes dire : « Toutefois, mon pied allait trébucher, mes pas étaient sur le point de glisser. »

Pourquoi ?

Il répond : « Car j’étais jaloux des parvenus en voyant la prospérité des méchants. Rien ne les tourmente. Ils ne sont pas dans la détresse comme les autres et ne sont point frappés comme lesautreshumains. »

Ils sont heureux dans leur impiété. Ils réussisent bien.

Ils se moquent de Dieu et de sa Parole et il ne leur arrive rien.

Quand Assaph, notre psalmiste, a remarqué cela, il a été très troublé.

Il dit : « Ainsi sont les méchants : toujours heureux, ils accroissent leurs richesses. C’est donc en vain que j’ai purifié mon cœur, et que j’ai lavé mes mains dans l’innocence : chaque jour je suis frappé, tous les matins mon châtiment est là. »

Qu’est-ce qui peut aider un croyant quand le diable lui chuchote : c’est vain et absurdepour toi de croire en Dieu et de prier. Tout est inutile !

Assaph dit : « Si je disais : Je veux parler comme eux, voici, je trahirais la race de tes enfants. Quand j’ai réfléchi là-dessus pour m’éclairer, La difficulté fut grande à mes yeux, jusqu’à ce que j’eusse pénétré dans les sanctuaires de Dieu, et que j’eusse pris garde au sort final des méchants. »

S’il avait cédé aux tentations, il aurait abandonné la communion des enfants de Dieu par incrédulité et se serait éloigné de Dieu et de son salut.

Oui, c’est un mystère pour nous : pourquoi les enfants de Dieu doivent souffrir alors que les incroyants réussissent souvent si bien ?

Les pensées personnelles ne permettent pas de trouver la solution à cette énigme.

Tant qu’il essayait de la résoudre par ses propres capacités, cela restait obscur et incompréhensible pour lui.

Mais quand il est entré dans le sanctuaire, où il a entendu la parole de Dieu, sa foi a été renforcée et il a reçu l’illumination et trouvé la lumière dans cette obscurité de sa pensée.

Dieu dit de l’impie : « …il passera comme la fleur de l’herbe.Le soleil s’est levé avec sa chaleur ardente, il a desséché l’herbe, sa fleur est tombée, et la beauté de son aspect a disparu : ainsi le riche se flétrira dans ses entreprise … » (Jac. 1, 10 suiv.)

Alors l’impie va à la rencontre de la colère divine et de la damnation éternelle. C’est pourquoi Dieu nous dit : « Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. » (Jac. 1, 12).

Dans le Psaume, Assaph s’accuse d’être aussi stupide que du bétail parce qu’il a été égaré par les épreuves.

Le fait que nous nous égarions vient de cette faiblesse spirituelle qui résulte du péché, de la désobéissance et de l’orgueil. Cet héritage maléfique est toujours dans nos cœurs !

Il faut que le vieil homme en nous soit combattu et vaincu.

Ces tentations, comme les décrit Assaph – le désir et la tendance au péché, la jalousie envers ceux qui sont pourtant impies, douter de DIEU, les doutes concernant ta relation avec DIEU – tous les chrétiens les connaissent et s’en plaignent !

Il en était de même pour l’apôtre : « Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. » (Rom. 7, 18) . Et le Seigneur Christ dit : « c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. » (Matth. 15, 19).

Là, ne peut nous aider que ce qui a aidé Assaph. Il reconnaît : « La difficulté fut grande à mes yeux, jusqu’à ce que j’eusse pénétré dans les sanctuaires de Dieu … »

Nous obtenons de l’aide lorsque nous entendons la parole puissante de Dieu : « Tout genou fléchira devant moi, toute langue jurera par moi. En l’Éternel seul, me dira-t-on, résident la justice et la force. » (Esaïe 45, 23 suiv.).

Oui, « Jésus-Christ a été fait par Dieu, pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption, afin, comme il est écrit : « que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur. » » (1 Cor. 1, 30 suiv.)

Mais tant que tu te glorifieras toi-même, tant que tu chercheras ta force en toi-même, tu échoueras. L’apôtre écrit : « Et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. » (2 Cor. 12, 9).

Sans la parole puissante et vivifiante de ton DIEU, tu ne seras pas certain de ton salut et tu ne sauras pas vraiment si tu seras sauvé ou non.

Nous avions entendu : « Oui, Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur pur. »

Mais si tu n’es pas « pur de cœur », si les péchés te lient, si ta propre justice envahit ton cœur, si l’orgueil anéantit ton amour pour le prochain – alors une seule chose peut t’aider : Christ lui-même, qui te rachète de l’enfer de ton autojustification et de ton lamentable orgueil et tu peux alors puiser de son amour et de sa grâce.

Ce n’est qu’alors que tu pourras vraiment te réjouir du fond du cœur : « Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme ; Elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande ! L’Éternel est mon partage, dit mon âme ; C’est pourquoi je veux espérer en lui. » (Lam. 3, 22-24).

Le consolation de Dieu te permet de prier : je suis cependant ton enfant bien-aimé, malgré le diable, le monde et tout péché !

Tu dois savoir que par la foi en Christ, tu es un enfant de Dieu. Tu dois être sûr dans ton cœur que Dieu t’aime – malgré tes péchés – et qu’il te pardonnera par la volonté de Christ.

Tout cela tu ne peux pas le faire en toi tout seulcela vient de Dieu ! C’est lui qui fait que tu t’accroches à ses promesses comme à un rocher ! Ses promesses rendent ton cœur sûr et ferme !

Alors, et alors seulement, tu peux dire comme David : « J’avais mis en l’Éternel mon espérance ; et il s’est incliné vers moi, il a écouté mes cris. Il m’a retiré de la fosse de destruction, du fond de la boue ; et il a dressé mes pieds sur le roc … » (Ps. 40, 2 suiv).

Alors c’est un plaisir et une joie de suivre ce Seigneur miséricordieux et bienveillant, de faire sa volonté (malgré toutes les tentations) et de lui faire confiance, de placer toute notre confiance en lui seul dans la vie et dans la mort.

Tu éviteras et fuiras le péché autant que tu le pourras avec l’aide de Dieu, tu laisseras renouveler ton esprit chaque jour, tu offriras ton corps en sacrifice, ce qui est vivant, saint et agréable à Dieu, tu ne te conformeras pas au monde actuel, mais tu te transformeras par le renouvellement de ton esprit afin de discerner la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. (Rom. 12, 1 suiv).

Ceci est la bonne manière évangélique. Assaph oppose son ancienne nature pécheresse au nouvel homme et prie : « Cependant je suis toujours avec toi, tu m’as saisi la main droite ; tu me conduiras par ton conseil, puis tu me recevras dans la gloire. »

Que le Saint-Esprit, qui a mis ces paroles dans le cœur et la bouche d’Assaph, remplisse aussi entièrement ton cœur !

Amen.

Que la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, garde vos cœurs et vos esprits en Jésus-Christ, pour la vie éternelle ! Amen.

Pasteur Martin Blechschmidt, Runkel-Steeden, Allemagne/ Traduction : Louis Cron, Obernai, France